À travers les yeux d’un neigiste de nuit

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Pourquoi travailler de nuit

 

Les employés qui travaillent à l’extérieur représentent une grande partie de la main-d’œuvre au Mont SUTTON. Sans eux, les clients n’auraient pas l’expérience Purement SUTTON. Dans l’équipe des opérations, il y a un poste en particulier qui est l’un des premiers à se mettre en marche pour le début de la saison des sports de glisse. Un petit indice : ils assurent qu’en dépit de la température, les pistes soient enneigées.

 

Voici donc, pour faire suite à notre dernier article, la journée typique de Paul Santerre, responsable de l’équipe des neigistes de nuit au Mont SUTTON. Un passionné de neige depuis bien des années. Ce qu’il aime de son travail c’est « la tranquillité de la nuit puisqu’on ne croise personne. De plus, la vue en haut des télésiègesII et IV est juste magnifique. Les nuits claires de pleine lune, tu peux même voir Montréal au loin. »

 

Ça donne vraiment le goût de s’habiller chaudement et de passer la nuit à travailler à ses côtés jusqu’aux petites heures et voir un lever de soleil aux couleurs orangées et rosées.

 

 

Une nuit typique

 

Alors, à quoi ressemble réellement la nuit d’un neigiste ? On profite du fruit de leur labeur le lendemain sur les pistes sans jamais s’imaginer en quoi consiste leur travail. Même si pour Paul Santerre « c’est pas une job faire de la neige », il faut être prêt à affronter le froid et travailler avec l’eau. La saison commence généralement à la mi-novembre et se termine, selon les températures, en janvier ou février. Après la saison intensive d’enneigement, on retrouve les neigistes sur divers postes à la montagne comme à l’opération des remontées mécaniques.

 

Sa journée commence habituellement juste avant 20 h avec un « brief » du responsable de l’équipe de jour : ils regardent ensemble où ils ont fabriqué de la neige pendant le jour, quelles tâches restent à faire et ce qui est prioritaire pour la soirée. Il n’y a pas une nuit pareille ! Une fois le « meeting » terminé, il assigne aux membres de son équipe leurs tâches pour la nuit. Les neigistes de nuit travaillent en deux équipes, soit l’équipe du haut et l’équipe du bas de la montagne. L’équipe du bas fait alors monter l’équipe du haut à l’aide des remontées mécaniques. Jusqu’aux alentours de minuit, c’est le « gros déménagement » pour toutes les équipes : c’est-à-dire qu’ils déplacent les canons à neige et préparent l’équipement selon les plans d’enneigement pour la nuit. Une fois les canons en action, l’équipe du haut effectue, selon les défis rencontrés, de 2 à 5 descentes à pied par nuit dans les secteurs en cours d’enneigement. Les employés s’assurent, lors de leurs inspections, que les canons ne soient pas enterrés et de les changer de direction au besoin ou selon l’endroit d’enneigement désiré. Bien entendu, la qualité de la neige produite est constamment surveillée. Tant qu’à eux, l’équipe du bas vérifie les canons au pied des pistes en plus de s’assurer du bon fonctionnement des pompes et des compresseurs à la salle des machines. Ils roulent et rangent des boyaux, une tâche pas si facile à faire quand tout est gelé! Ils s’assurent de l’efficacité de la production de neige.  « Ce n’est pas fait pour tout le monde travailler de nuit, dehors, à -30 °C » mentionne Paul Santerre, mais pour lui c’est un aspect qu’il apprécie particulièrement !

 

Lorsqu’il y a des bris ou des problèmes techniques, il existe entre autres des endroits plus problématiques sur la montagne en raison des vents ou du gel, ils sont responsables de trouver une solution. Avec les investissements des dernières années, pour améliorer le système d’enneigement, « on est plus efficace que jamais », affirme Paul Santerre. La débrouillardise reste tout de même la qualité numéro un dans leur travail : « un bon neigiste s’adapte à ce qu’il doit faire parce que quand ça presse, ça presse! »

 

 

Historique

 

Un peu comme Jocelyne Trudeau (voir l’article À travers les yeux de Miss Météo), travailler au Mont SUTTON est une histoire de famille. Le père de Paul Santerre a occupé un poste aux opérations pendant plus de trois décennies et c’est pourquoi Paul a décidé de lui aussi faire partie de la famille. Il a commencé comme préposé aux stationnements alors qu’il n’avait que 13 ans pour ensuite se diriger aux remontées mécaniques et finalement à la fabrication de neige. Après avoir pris une pause et avoir lancé son entreprise, Paul Santerre est maintenant de retour avec nous à temps plein l’hiver et temps partiel l’été comme opérateur de remontées mécaniques. Oui, il est possible de combiner plus d’un emploi à la montagne et encore plus maintenant que le Mont SUTTON offre des activités variées à l’année!

 

Au moment même de publier cet article, nous venons tout juste de combler les postes dans l’équipe de fabrication de la neige. Si vous avez le profil idéal pour l’emploi, envoyez-nous votre CV quand même, qui sait! Sinon, sachez que nous avons toute une panoplie de postes à combler à la montagne dans plusieurs départements!

 

Voyez la liste complète des emplois disponibles ici !

 

 

Psst ! Vous aimeriez en savoir plus sur les investissements qui ont été faits spécifiquement pour le système d’enneigement et de l’entretien des pistes, qui représentent une somme de 5 M$ depuis l’acquisition de la station par les nouveaux propriétaires en 2016, nous vous invitons à lire notre article de blogue sur le sujet !

 

Mont SUTTON,

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